Le blog d’entreprise ou comment garder l’implication des rédacteurs

18 janvier 2011 par Emmanuelle Chambon 4 commentaires »

Pour faire suite à une problématique bien réelle qu’ont les entreprises à faire vivre leur blog, voici quelques remarques qui j’espère apporteront des éléments de réponse.

Quand l’implication dans la rédaction des contenus commence à battre de l’aile, il peut être intéressant de se poser des questions telles que :

Le contrat de transparence

Le contrat de transparence

> Comment le blog d’entreprise a-t-il été impulsé dans l’entreprise ?
Il y a peu de chance que l’aventure fonctionne si le projet est parachuté par la direction. A cela, préférer une démarche collaborative qui implique les personnes concernées en amont.

> Les rédacteurs sont-ils volontaires ?
De la même manière si la rédaction d’articles est vécue comme une surcharge de travail obligatoire et que les rédacteurs n’en ont pas perçu le sens, l’opération peut vite tomber à l’eau.

> La ligne éditoriale reflète-t-elle des thématiques proches de l’entreprise ?
Là aussi, si le rédactionnel est orienté à des fins commerciales ou d’image et sans valeur réelle, l’implication risque de ne pas durer. Par contre, mener une véritable réflexion sur les sujets d’expertise et sur le comment les porter sur le web pour les partager et les enrichir change le sens et donne davantage envie de s’impliquer.

> Jusqu’où va la liberté de ton ?
Il est intéressant voire essentiel de reposer la question de la cohérence du discours avec la réalité de l’entreprise. Exercice pas toujours facile mais qui permet d’entamer la marche vers la transparence, et d’une certaine manière l’authenticité, qui paye sur les réseaux sociaux.

> Quel est le processus de validation d’un article ?
Là encore, si le processus de validation des articles passe par un méandre administratif avec n validations et contre-validations, l’essentiel de la démarche est tronquée : l’esprit du blog est bien une écriture plus souple et plus directe portée à l’extérieur de l’entreprise. Il est important qu’il s’accompagne d’un système de validation le plus souple possible pour ne pas tuer la dynamique entreprise par les rédacteurs. Cela signifie avoir confiance en ceux qui rédigent..

> Le blog est-il un outil suivi dans l’entreprise, en parle-t-on, comment et dans quel contexte?
Si le(s) rédacteur(s) est(sont) seul(s) dans son(leur) coin à donner vie au blog, son implication risque de s’émousser assez rapidement. Si par contre, il est pris en compte dans les discussions internes, impliqué dans des réunions transversales, un peu comme un journaliste le serait, ça change radicalement la donne. En d’autres termes, même s’il y a un seul rédacteur, il est nécessaire de maintenir la conscience de l’existence du blog à l’échelle de la boite.

> Les articles mis en ligne suscitent-ils un intérêt en interne ?
Dans le même esprit, un diagnostic rapide en observant si on parle du dernier article mis en ligne permet de voir si le blog a une réelle identité dans la boite, et s’il stimule de nouvelles énergies, de nouvelles interactions entre métiers, services, etc.

> Invite-t-on régulièrement l’écosystème de l’entreprise (clients, partenaires, fournisseurs) à participer, commenter l’info mise en ligne ?
Enfin, au delà de l’implication des rédacteurs eux-même, la vie du blog est aussi l’affaire de toutes les personnes en contact avec l’écosystème de l’entreprise : les commerciaux utilisent-ils cet outil en leur proposant par exemple de recueillir leur témoignage sur un projet commun ?

Voilà quelques pistes pour identifier ou éviter quelques écueils rencontrés.. N’hésitez pas à compléter, commenter si vous avez d’autres pistes.

Comment débuter sur les réseaux sociaux quand on est une petite boite ?

17 janvier 2011 par Emmanuelle Chambon 2 commentaires »

Pour les entreprises qui n’ont pas encore pris la marche des réseaux sociaux et qui ne souhaitent pas en faire le coeur de leur stratégie, je crois que tout commence d’abord par soi-même, c’est-à-dire l’entreprise.

Les réseaux sociaux sont pluriels, très divers et leurs usages multiples.

Les implications pour les entreprises qui y vont sont aussi nouvelles. En utilisant différents services, l’entreprise doit faire face à de nouvelles problématiques :

> immédiateté de la diffusion des informations

> suivi des réaction en ligne et réponses à apporter

> perte de contrôle sur le réseau (réseaux qui s’étendent naturellement d’ »amis » en « amis »)

> disparités et hétérogénéité des données sur les différents services, etc..

Terriens du Tout

Comment débuter sur les réseaux sociaux quand on est une petite boite ?

Pour construire une marche prudente sur les réseaux sociaux, je conseille plutôt de commencer par créer un blog d’entreprise. Avec des contenus rédigés par les experts maison, le blog peut rapidement devenir un outil de fidélisation des clients actuels, créer des discussions à valeur ajoutée autour d’une communauté avertie, renforcer la crédibilité de l’expertise (et là je rejoins encore une fois Fred Cavazza dans son article « Comment exploiter les réseaux sociaux dans un contexte BtoB ») et bien sûr, augmenter la visibilité de l’entreprise sur internet.

En fait, cet outil, le blog, détenu et maitrisé en interne, permet de porter l’expertise à l’extérieur de l’entreprise, de la rendre visible et clairement identifiable dans son écosystème.

Créer un blog amène une démarche plus proche de la réalité de l’entreprise, de son coeur de métier et est plus facile à gérer.

C’est aussi un outil qui a l’avantage de structurer la connaissance en interne. Il peut être intégré dans une démarche plus vaste de knowledge management ou en constituer la première étape.

Terriens..du web ou l’invitation à propulser vos contenus

7 janvier 2011 par Emmanuelle Chambon Pas de commentaires »

..et voilà, retour de la poésie pour ce début 2011, histoire peut-être de nous rappeler notre condition relative mais aussi la façon dont nous parcourrons le web à l’échelle  individuelle.

Consommateurs de sites,  friands d’échanges, d’informations, d’actualités, de conseils, de points de vue éclectiques, parfois légers, parfois plus polémiques..nous construisons notre graphe social, merci à Thierry Crouzet pour cet excellent article.

En tout cas, cette réalité du quotidien mise bout à bout participe globalement à construire nos propres points de vue, qu’ils soient professionnels ou personnels et à engager de véritables actions dans nos vies respectives.

Terriens du Tout

Terriens du web...terriens du Tout

J’ai envie de dire longue vie au web, à sa diversité et sa richesse de contenus. Me direz-vous, quid de l’appauvrissement généré par certaines plateformes ?  Quid des systèmes de génération automatique de contenus, quid des duplications de contenus ?

..ben…cela ne révèle-t-il pas tout simplement la nature humaine ? et n’appartient-il pas à chacun de se situer par rapport à ça ? Un  fameux j’aime-j’aime pas ?

Je crois plutôt pour œuvrer au plus près des entreprises et de leurs problématiques qu’il reste encore  des pans entiers de valeur ajoutée à porter sur le web.

Que nous n’en sommes qu’au début du véritable partage de l’information pertinente, de sa mise en ligne, de son enrichissement par interaction…et de ses opportunités d’innovation.

Bon courage à celles et ceux que j’ai pu accompagner l’an passé et qui ont entrepris ce chemin, oh combien structurant.

Et pour terminer, un petit clin d’œil aux 11 prédictions de Fred Cavazza pour 2011, toujours aussi intéressantes…

Quelle réponse à la guerre sur les media sociaux ?

2 avril 2010 par Emmanuelle Chambon 1 commentaire »

Impossible d’échapper à l’attaque de Greenpeace à l’encontre de Nestlé : rappel des faits ici et .

Le premier fait important à retenir de cette expérience est la coordination de ces attaques sur les médias sociaux qui se fait avec une progression de mise en ligne, des points d’entrées sur les réseaux et une utilisation numérique des protestations du monde réel.

Cela ne doit pas amener les entreprises à vivre dans la peur d’une attaque massive mais plutôt à construire avec davantage de prudence leur stratégie communautaire.

Les premières clés à mettre en place sont :

.
- définir un positionnement clair pour chaque outil de média social

    Pour reprendre l’exemple de Facebook, l’ouverture d’une page fan s’apparente davantage à l’ouverture d’un magasin réel, avec une relation continue, nécessitant donc un budget et un engagement sur le long terme

- définir leur rôle respectif

- en attribuer la gestion à des personnes expérimentées qui sachent

    > avoir la bonne attitude face à des membres en colère
    > favoriser les relations avec les défenseurs de la marque et entretenir avec eux une relation durable
    > gérer les crises sans perdre pied

Enfin, même si l’on ne peut réellement savoir quelle sera la réalité d’une situation de crise, l’entreprise peut renforcer sa capacité de réponse en mettant en place en interne un plan de crise Social Media et en testant par des mises en situation fictive le fonctionnement des process de crise.

On assiste par cet exemple flagrant à un changement de paradigme où la voix du consommateur ne peut plus être négligée : la bonne nouvelle en intégrant le consommateur dans le processus de décision de l’entreprise est qu’il sera davantage enclin à accepter les changements futurs de l’entreprise, dans la mesure bien sûr où ceux-ci s’inscrivent dans une conduite éthique.

Pour terminer, si vous n’étiez pas encore convaincu des changements profonds qui s’opèrent, je vous conseille de regarder le documentaire canadien Rip : A remix manifesto de Brett Gaylor, en ligne ici qui est un bel exemple de création participative.

ROI des réseaux sociaux: le dashboard ?

22 mars 2010 par Emmanuelle Chambon 8 commentaires »

Pour les entreprises qui voudraient suivre l’impact de leurs actions sur les principaux réseaux sociaux, je viens de découvrir le service payant Unilyser qui semble à première vue être la réponse adaptée, en tout cas attendue pour mesurer le ROI d’une politique de réseau social.

Interfaçable avec Google Analytics, Twitter, Facebook, Digg, Linked’in, etc.., il offre en un dashboard l’évolution des indicateurs en fonction des plate-formes. Ces indicateurs sont facilement paramétrables. Là où le bas blesse à mon sens, c’est que cet outil vient forcement en sur-couche dans le panel d’outils utilisés au quotidien : on ne peut notamment faire l’impasse d’un Google Analytics qui offre une finesse d’analyse bien plus poussée, en corrélant par exemple une action faite sur le site et le niveau de l’audience.

Par ailleurs, le test réalisé en version gratuite n’a pas été concluant, plusieurs liens brisés et au final, un paramétrage avec Google Analytics qui n’a pas fonctionné, sans pour autant que le service propose une réponse simple.

Enfin, Unilyser propose essentiellement de suivre des indicateurs quantitatifs (nombre de tweets sur Twitter, nombre de nouveaux fans sur Facebook, etc..), qui séduiront sans doute un décideur, mais qui ne doivent pas faire oublier l’essentiel de l’action en entreprise: la stratégie de présence sur les réseaux sociaux (quoi, quand, où et comment communiquer).

SEO Powered by Platinum SEO from Techblissonline